J'écoute :

free music

Je lis : des trucs sex, entre autres
Je bois : only tea
Je cite : en substance, pour aller à l'essentiel
Je pense : à ce que je devrais faire maintenant et que je ne fais pas
Je rêve : énormément
(mis à jour dimanche 4 mai 2008 à 01:27)

28/07/2007

28/07/07 - 19:40

Gays pendus en Iran : Comment le Ministère des Affaires Etrangères s'emploie à faire du vent sans faire de vague

source : agence de presse de l'opposition iranienne en exil
[www]

IRAN : LA FRANCE POUSSE SA CHANSONNETTE HUMANISTE !
28.07.2007

Le ministère français des Affaires étrangères a convoqué mercredi le chargé
d'affaires de l'ambassade d'Iran à Paris, pour exprimer ses « extrêmes
préoccupations » sur la peine de mort en Iran. On ne peut que saluer ce geste
qui nous change des éloges de Dominique de Villepin sur le progrès des droits
de l'homme en Iran [1]. Mais dans la forme et sur le fond, cette affaire a été
traitée par le Quai d'Orsay avec un certain empressement.
L'extrêmes préoccupations de la France est le résultat de l'assiduité d'Act up
: le Quai d'Orsay a bougé quand cette association a voulu briser le silence des
medias français sur le cas des 12 prisonniers pendus le 22 juillet dont
certains pour relations sodomites (termes utilisés par les mollahs pour évoquer
l'homosexualité).
Selon les diverses agences de presse, la convocation du chargé d'affaires
iranien a été faite à la demande de Rama Yade, le secrétaire d'Etat aux
Affaires étrangères et aux Droits de l'Homme. Or, le secrétaire d'Etat aux
Droits de l'Homme était en déplacement et le chargé d'affaires du régime des
mollahs a donc été reçu par un subalterne. Il n'y a pas eu de face à face entre
la belle gazelle et les sales hyènes de l'ambassade des mollahs. Tout s'est
passé discrètement, mais le Quai d'Orsay a tenu à rendre l'affaire publique
afin que l'on sache que la France agissait.
Le Quai d'Orsay a traîné autant que possible (pour vérifier le bien fondé des
éléments présentés par Act up) avant de faire une déclaration très généraliste
où l'on évite des gros mots comme « relations sodomites ».
Cependant, les diplomates n'ont pas fait complètement leur travail de
vérification : il y avait parmi ces condamnés au moins 3 prisonniers politiques
accusés de crimes de droits communs. Ou alors, ils ont vérifié, mais ils ont
préféré clore l'affaire avant de découvrir d'autres « éléments de cette nature
».
En cherchant à éviter de nouvelles complications, le communiqué du Quai d'Orsay
a opté pour une ligne neutre et brève et ironie du sort, il affirme dans un
seul et même paragraphe en termes très sobres l'opposition de la France à la
peine de mort en toutes circonstances et son attachement au moratoire décrété
par les mollahs en juillet 2002 sur les lapidations en Iran.
Comment passer de l'universel à l'abject en si peu de mots ? En l'absence de la
lumineuse Rama Yade, un subalterne du Quai d'Orsay l'a fait en adoptant un
discours routinier au vocabulaire châtié, en récitant la petite chanson
populaire des droits de l'homme !

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

26/07/2007

26/07/07 - 10:23

pendu ! pendu ! et toi aussi, tu seras pendu !



Communiqué de presse d'Act Up-Paris – 25 juillet 2007

12 HOMMES PENDUS EN IRAN, SARKOZY ET KOUCHNER COMPLICES

Act Up-Paris a organisé ce mercredi 25 juillet un zap téléphonique
du cabinet du ministère des Affaires Etrangères pour exiger de la
France qu’elle condamne la pendaison en Iran le 22 juillet dernier
de seize hommes accusés de divers crimes dont la sodomie ou des
comportements jugés « immoraux ».

Suite à cette action, le directeur de cabinet de Bernard Kouchner a
enfin demandé une note à ses services afin de déterminer « la
réaction appropriée de la France dans cette affaire » alors que
les exécutions étaient annoncées depuis le 10 juillet. Le
ministère s’est depuis engagé à condamner ces pendaisons, au
cours d’un point presse demain jeudi.

Pour Emmanuel Château, président d’Act Up-Paris : « par son
silence, la France s’est rendue complice de ces assassinats. Faute
d’une réaction rapide de la diplomatie française, 17 autres
personnes risquent d’être pendues en Iran à leur tour ».

Nous apprenons par ailleurs de l'association Iranian Queer
Organization (IRQO) qu'un gay iranien de 21 ans, à Paris depuis un an
et demi, est actuellement en danger d'expulsion vers l'Iran, pays
qu'il avait quitté en raison de son orientation sexuelle. Il semble
que les autorités françaises négocient son expulsion avec
l'ambassade d'Iran ([www]).

Alors que des homosexuels sont régulièrement exécutés en Iran du
fait de leur orientation sexuelle ([www]
article2044.html), la France se rendrait coupable de complicité
d'assassinat en renvoyant ce garçon dans son pays d'origine.

Philippe Douste-Blazy écrivait, le 26 avril 2006, à propos de la
situation des homosexuels en Iran : « La France souhaite l'abolition
des législations discriminatoires qu'elle condamne vivement en tant
que constitutives d'une atteinte majeure et intolérable aux droite de
chaque être humain ». Que fait aujourd'hui la France pour protéger
les personnes menacées en raison de leur orientation sexuelle ? Si ce
n'est se réfugier dans un silence coupable ?

Act Up-Paris exige que :
− la prétendue « diplomatie des droits de l'homme » du nouveau
gouvernement ne reste pas lettre morte et que Nicolas Sarkozy et
Bernard Kouchner condamnent officiellement ces exécutions ;
− le gouvernement français obtienne de Téhéran des informations
sur l'identité des 17 autres condamnés menacés d'exécution, ainsi
que les accusations pour lesquelles chacun d'entre eux a été
arrêté ;
− Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner appliquent le droit d'asile
aux personnes menacées et/ou persécutées dans leur pays d'origine
en raison de leur orientation sexuelle ou identité de genre ;
− les autorités iraniennes dépénalisent l’homosexualité,
libèrent toutes les personnes détenues ou condamnées uniquement du
fait de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre et
renoncent à la peine capitale.

Contacts presse :
Emmanuel Château / 06 82 28 27 33
François Berdougo / 06 75 44 72 64


AKI : Iran: Twenty to be executed in Tehran, including homosexuals
[www]
Article de Têtu.com du 11/07/2007 : Exécutions imminentes pour
délit d’homosexualité
[www]
Article de Têtu.com du 11/07/2007 : Cinq des hommes accusés de
sodomie exhibés devant les caméras :
[www]
Article de Têtu.com du 19/07/2007 : Deux ans après l'exécution
d'adolescents homos, la répression continue
[www]
id_news=11642&date_info=2007-07-19
Article de Têtu.com du 24/07/2007 : Campagne contre la «sexualité
déviante»: 16 hommes ont été pendus
[www]
Communiqué de presse de la FIDH du 24/07/2007, Death penalty in
Iran : stop executions now!
[www]
.

21/07/2007

21/07/07 - 21:08

scène de vie dans le 18e arrondissement.

Quand la police du nouveau pouvoir, ne sentant plus les limites de son impunité, frappe pour quelques légumes.

[www]

08/07/2007

08/07/07 - 19:07

Tivoli près de Rome






04/07/2007

04/07/07 - 12:19


la chasse au gibier de droite est ouverte.

04/07/07 - 12:16




MMMMmmmm.... Il n'y aurait pas quelqu'un de droite ce matin dans les parages du JDI ? .... j'ai une irrépréssible envie de me défouler.

04/07/07 - 00:27

girls girls girls, be quiet !

03/07/2007

03/07/07 - 12:43

homophobie

Sarkozy est-il homophobe ?
La question se pose après l’émission de TF1 face aux électeurs avant la présidentielle , où le candidat de l’UMP s’est insurgé contre le soupçon d’homophobie qui pèse sur lui. Pourtant, lorsqu’on décortique un peu sa prestation et ses explications sur le sujet, on s’aperçoit que les détours rhétoriques qu’il emploie ne changent rien à une homophobie qu’il a parfaitement intégrée à son logiciel de pensée. On ne pourra pas dire qu’il n’y a pas de différence entre le pacte présidentiel de Ségolène Royal qui propose le mariage et l’homoparentalité aux LGBT, et la petite musique réactionnaire que nous prépare l’UMP.
Retour sur les propos de Sarko :
1- Sarko présente une vision religieuse et traditionaliste de la famille
Nicolas Sarkozy : “Je vais essayer de vous répondre, en vous disant une chose : j’ai le droit d’avoir mes convictions et d’être respecté. Je n’accepte pas — mais bien sûr !— je n’accepte pas qu’on me dise que je suis homophobe parce que je refuse l’adoption par des couples homosexuels. ”
>>>Sarko sait que la question de l’égalité des droits est au cœur du sentiment homophobe. En refusant de reconnaître la parentalité des homosexuels et l’adoption des enfants, il confirme l’inégalité des droits entre homos et hétéros. Cependant, il ne veut pas êttre pris sur le fait. Alors, pour réfuter l’accusation d’homophobie, il va donc essayer de placer son refus de l’homoparentalité sur un autre terrain que celui de l’égalité des droits, en s’appuyant sur un argumentaire traditionaliste dont le fondement est non pas laïque et républicain, mais religieux :
a- une famille repose sur l’association d’une femme et d’un homme,
b- le mariage qui célèbre cette union à une visée procréatrice exclusivement.
EX :« C’est mon droit aussi de considérer que le mariage, c’est l’institution familiale qui permet d’avoir des enfants. »
Sarko va essayer de traiter 3 questions en une, pour mieux brouiller les pistes. Il mêle la question de l’adoption, celle de l’homoparentalité, et celle du mariage des homosexuels. Sarko les amalgame pour promouvoir la conception traditionaliste de la famille.
Ex :« si on dit le mariage hétérosexuel et le mariage homosexuel , c’est le même, cela veut dire qu’on s’apprête à reconnaître la possibilité pour les couples homosexuels d’adopter des enfants et on donne alors à la société une image de la famille qui n’est pas celle que je souhaite que l’on donne. »
autre ex :« la famille, c’est fait pour protéger et pour élever des enfants. »
2- Sarko agite un miroir aux alouettes en proposant aux gays un contrat vide: le CUC
D’abord, Sarko ment en essayant de s’attribuer la paternité du Pacs, voté sous la législature Jospin : « je suis le ministre des Finances qui a garanti par le pacs l’égalité fiscale entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels. ».
Il veut sans doute faire oublier l’opposition résolue de sa famille politique à cette époque, et l’acharnement de christine Boutin, sa conseillère spéciale pour les Présidentielles, qui proférait avec d’autres membres de l’UMP : « les PD au bûcher ! », et qui déclare encore à qui veut bien l’entendre qu’elle ne change pas une virgule à ses opinions.
Pour essayer de récupérer l’électorat homosexuel, Sarko fait cependant une proposition, qui faute d’être une avancée importante, constitue un gadget. Sur le fond, il n’y pas de progrès.
« J’ai donc proposé un Contrat d’Union Civile avec une cérémonie en mairie ».
Le CUC n’est pas une nouveauté. L’appellation est même très ancienne, puisqu’elle est antérieure au PACS. Du point de vue de la reconnaissance des droits, rien de nouveau par rapport au PACS. Le projet de Sarko est un tour de passe-passe ; il substitue seulement l’officier municipal à l’officier de justice pour la signature du contrat.
Ex : « j’ai fait une avancée qui me semble-t-il, devrait m’éviter d’être traité d’homophobe ».
Sarko ne change rien aux dispositions actuelles votées par les socialistes.
Tout à sa tache de récupération démagogique des segments les plus infimes de l’électorat, il présente son immobilisme réactionnaire en terme « d’avancée » en agitant son projet de Contrat d’Union Civile.
Il s’en sert aussi pour essayer de contourner l’accusation d’homophobie qui lui est adressée. On ne doit pas s’y tromper : sur le fond, ses propos et son cuc confirment le refus de reconnaître l’égalité de droits des homosexuels.
3- La Carte du Tendre et le fleuve Amour selon Sarko le Philosophe
Pour mieux faire passer la pilule, il se lance alors dans une longue diatribe pseudo-philosophique plutôt confuse - et ambiguë par certains de ses développements - entre le désir et l’amour.
Cette distinction est dans son essence classique jusqu’à l’ennui et hyper-conservatrice. Le désir (d’ailleurs de quel désir s’agit-il ? nous parle-t-il de la pulsion sexuelle ?) est dévalorisé par rapport à l’amour,sentiment sans doute à ses yeux plus épuré, qui présenterait l’avantage d’assurer un continuum social, etc.
On a droit ainsi à des phrases fleuries qui reposent sur des courants d’air : “Quelle est la différence entre l’amour et le désir ? L’amour s’inscrit dans la durée et veut s’exprimer socialement.” …et tout à l’avenant, sans qu’on n’y comprenne pas grand-chose…
Il en vient aussi à des considérations douteuses sur le problème de la reconnaissance par une personne de son homosexualité ou de son hétérosexualité… qui cachent mal les préjugés qu’il véhicule.
Au diable la philo, Sarko n’a qu’une idée en tête : il voudrait nous laisser croire qu’il a beaucoup réfléchi, qu’il s’est attardé gravement sur la question. Il voudrait nous persuader que son positionnement idéologique est la conclusion d’une très sage réflexion, éloignée de toute considération rétrograde et obtuse.
Mais au bout du compte, Sarko est surtout fidèle à sa réputation : au lieu de rassembler et d’unir, son discours a pour objet de briser les solidarités. Il cultive l’idée que la revendication homosexuelle est éventuellement le lieu d’un désaccord à l’intérieur d’une communauté homosexuelle segmentée, divisée. Et il tente évidemment de nous opposer les uns aux autres.
Ex : « vous savez parfaitement bien qu’il y a beaucoup d’homosexuels qui ne réclament pas le mariage, qui ne réclament pas l’adoption. »